août 01

20090801 angelique 0  LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

L’Angélique
27avenue Saint-Cloud 78000 Versailles.
Tél. : 01 30 84 98 85.

L’Angélique, c’est la deuxième adresse de Régis Douysset, après l’Escarbille, à Meudon (on en apprend plus dans cet article de Sylvie Soubes). F-R Gaudry en a écrit du bien en juin 2008. L’Angélique se voit  décerner une étoile par le Guide Michelin en 2009 (article sur ViaMichelin). Aperçu rapide sur LesRestos.com (le menu est passé à 38€). Un avis, vraiment pas emballé, sur Qype (avis pas forcément fiable pour moi, puisque son auteur n’aime pas grand chose et décerne un score maximum à la Grenouillère). Sur l’Internaute, ce n’est pas très funky : en fait, ils parlent surtout de l’ancienne adresse, le Rescator (poissons)!. Un avis, plus favorable, sur WebCity.

À la recherche d’une bonne adresse en ce premier août 2009, notre attention se porte d’abord sur l’Escarbille, à Meudon. Cela a l’air très bien, mais il y a un hic : c’est fermé samedi midi. Nouvelle recherche, sur ViaMichelin. L’Angélique se démarque vite. Et en plus, c’est le même propriétaire et chef que l’Escarbille! Bingo. Réservation pour midi trente. Après un petit tour rapide au marché de Versailles et l’acquisition d’un Jarnac, nous entrons dans la maison ancienne où siège l’Angélique. Même si nous sommes à Versailles, je ne pense pas qu’il s’agisse d’un hommage à la Marquise des Anges, mais plutôt à la plante.

Nous sommes accueilli par un jeune serveur qui nous oriente vers une serveuse jeune mais plus expérimentée. Avec elle, nous montons un ancien escalier et nous retrouvons au premier étage. La table proposée dans la première salle (côté rue), est un peu au milieu et ne nous emballe pas.

20090801 angelique 0 salle 3 LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

Nous préférons nous installer dans la seconde salle, à la décoration plus simple, mais à une table qui n’est pas dans le passage.

20090801 angelique 0 salle 2 LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

Pas d’apéro, même si la carte des Champagne, concise complète et plutôt raisonnée au niveau des prix (plusieurs bouteilles à moins de 80€), fait envie. La carte des vins est belle : les références sont nombreuses, dans des gammes de prix plutôt honnêtes pour un restaurant de ce standing (bouteilles à moins de 30€, pour commencer, jusqu’à des bouteilles plus rares, à des prix conséquents mais sans abus).

Pour manger, là aussi, c’est malin, bien dosé et efficace : le menu à 38€ entrée (13€)+plat (23€)+(fromage ou dessert à 9€) avec parfois quelques suppléments permet de choisir entre 5 entrées, 6 plats, une assiette de fromages et 4 desserts. La carte change en fonction de la saison et de l’approvisionnement à Rungis. Ce jour-là, pour commencer, on hésite entre le Croque Monsieur de foie gras, le Rouget en escabèche, sauce d’une bouillabaisse et fenouil confit, la crème Vichyssoise servie froide, râpée de truffe d’été, les langoustines en tempuro, citronnelle et petits pois (+4€) ou la verrrine de giroles et lard, pousse de salade. On peut enchainer avec, notamment : un pavé de cabillaud courgette fleur en beignet, émulsion d’huile d’olive, un filet de St Pierre, olives et pommes de terres, jus de volaille à la sarriette (+4€), le canard au sang, cuisses confites, navet et foie gras se partage à deux. Pour finir, l’assiette de fromages se bat avec l’île flottante choco-violette, émulsion de caramel, le Fraisier, crème légère à la pistache, sorbet fruits rouges, le Moelleux au chocolat, griottes confites ou encore le Macaron à la framboise, crème glacée à la menthe fraiche.

Sur la table, c’est sage, moderne et vivant grâce à ces verres à eau verts. Petits toasts de pain grillé et bonne tapenade pour se mettre en conditions.

20090801 angelique 0 1 table LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

Notre choix est fait. Le responsable de salle prend notre commande (desserts à commander en début de repas). Une carafe d’eau. C’est le déjeuner, il fait beau, comme le but n’est pas de passer le reste de la journée en sieste, je prendrai du vin au verre. Passé notamment par le bistrot du sommelier et Drouant, Pascal Hemery connait bien son métier et s’acquitte très bien de son rôle. Il me propose un blind test (en blanc). J’arrive à écarter sans problème la Bourgogne. Le nez doux et un peu sucré me fait un moment penser à l’Alsace, mais ce n’est pas du tout ça en bouche, ça n’a pas l’air d’être du vin de Tourraine non plus. Cela ne me dit pas grand chose… Un Bordeaux (quand je ne reconnais pas, c’est souvent ma solution de facilité)? Non, c’est en fait un Condrieu « jeune », 100% viognier, of course, de 2007 ou 2008. Ce qui me fait penser que j’aurais du retrouver le Viognier, au moins. Sauf qu’il est moins sucré que les Condrieu que j’ai eu l’occasion de boire avant. Peut être parce que j’ai surtout bu des vieilles vignes? À suivre…

O commence avec le Croque Monsieur de Foie Gras : une belle et très bonne tranche de foie gras entre deux fines tranches de brioche grillée, avec un peu de mâche, de roquette et une petite sauce rappelant la béchamel, au fromage.

20090801 angelique 0 2 croque monsieur foie gras 1 LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

Vichyssoise, servie froide, truffe d’été râpée pour moi. C’est joli et succulent. Une belle entrée fraiche, consistante (crème+pommes de terres+poireaux), à l’onctuosité relevée par la truffe d’été, plus subtile que celle d’hiver.

20090801 angelique 0 2 creme vichyssoise froide truffe ete LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

Servir le pain dans dans une panière posée sur la table, pour moi, c’est un bon point, parce qu’honnêtement, c’est amusant une ou deux fois d’avoir quelqu’un qui vous sert directement dans votre petite assiette, mais si ça permet de réduire les frais, c’est encore mieux! Le pain est bon, mais pas addictif, tant mieux, nous ne nous en gaverons pas! Juste ce qu’il faut pour accompagner, pas pour voler la vedette aux plats, ni pour compenser des portions trop chiches!

20090801 angelique 0 2 pain LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

Round 2 de la dégustation en aveugle. Ah, c’est quelque chose qui m’évoque plus de choses. Ce n’est pas du Bordeaux, ni du sud-ouest, ça ressemble à du Bourgogne, mais ça n’en est pas. Du Chardonnay alors? D’une région voisine? Tourraine? Aidé par le responsable de salle, je m’aperçois que je suis à moitié dans le vrai. Ce n’est pas du Bourgogone et c’est en effet de la région tourraine, par contre, le cépage 100% n’est pas du Chardonnay. Après un effort, je reconnais le chenin. Bingo! Par contre, je tatonne pour la région. Ce n’est pas du Sancerre. O (qui est moins fan de ce vin que du premier) trouve quand même que c’est du Vouvray. Le sommelier confirme.  Beau travail d’équipe icon wink LAngélique, Versailles (ChrisoScope) .

20090801 angelique 0 2 pain LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

O poursuit avec l’agneau de Lozère, haricots de Paimpol et gaspacho servi tiède. Un bon carré, un mini rôti et du rognon. Ce produit noble est mis en valeur, et se mange très bien.

20090801 angelique 0 3 agneau LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

Je me régale de la Pomme de ris de veau, carottes fanes et oignons tiges, jus d’un boeuf carotte (+6€). Un bon vieux ris de veau, légèrement caramélisé à l’extérieur, bien fondant et moelleux à l’intérieur. Les petits oignons sont presque confits, j’adore. Les jeunes carottes sont fines, légèrement résistantes. La sauce, épaisse et savoureuse renforce les saveurs.

20090801 angelique 0 3 pomme ris veau 1 LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

Jolie fin pour O, avec le macaron à la framboise, crème glacée à la menthe fraiche. Un dessert extra. Le macaron et les framboises sont irréprochable. La crème glacée est, elle, exceptionnelle! D’habitude, je trouve que le goût de menthe est mal restitué et que ça ressemble plus à un sirop qu’autre chose : trop chimique. Avec celle-ci, on a vraiment l’impression d’avoir des feuilles de menthe qui frémissent encore devant soi.

20090801 angelique 0 4 macaron framboise LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

En comparaison, mon moelleux au chocolat, griottes confites est légèrement en dessous. Il est bon, rien à redire, que ce soit au niveau du goût ou de la texture. Mais on en mange de très bons ailleurs, et celui ci est dans la bonne moyenne, mais plus ordinaire… Ce qui ne m’epêchera pas de le liquider quand même.

20090801 angelique 0 4 moelleux LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

Nous hésitons à prendre une infusion (jolie carte de tisanes), mais finalement, ce sera thé blanc chinois à la maison. Deux petites mignardises chacun pour la route : un mini-financier aux pralines rouges, original, et une mini cake aux pépites de chocolat (jolie tête).

20090801 angelique 0 5 financier cake LAngélique, Versailles (ChrisoScope)

103€ à deux pour ce très bon déjeuner : formule entrée+plat+dessert à 38€/personne, supplément de 6€ pour mon plat, et 21€ pour deux verres de vin. Dans l’assiette, c’est du très bon : produits de belle qualité, recettes revisitant un peu les classiques, très bien réalisées. Certes, mon moelleux était, par rapport à tout le reste, un peu plus ordinaire, mais ça n’a rien de grave, ça prouve juste qu’il y a encore une marge de progression. J’y retournerai avec plaisir, dans quelques temps, pour goûter la carte d’une autre saison.

juil 07

Lundi 22 juin 2009 : Pasta Basta. Des pâtes dans une barquette en plastique à 9€. Bonnes ces pâtes, mais réchauffées au micro-ondes. 9a nourrit bien et ça correspond exactement à un ticket restaurant. Avec une escalope panée, un dessert ou une boisson, on arrive très vite à 11, 13€. Les clients sont plutôt satisfaits, puisqu’ils reviennent. Un beau business model, qui doit être rentable. En attendant que mes pâtes réchauffent, je découvre, en discutant avec O, que mon blog est de plus en plus connu dans la salle de marché!

20090622 pasta basta Indépendance (ChrisoScope)

Mardi 23 juin : Inaniwa Umami An, rue du Colisée, avec A. Une quinzaine d’euros le menu, pas mal du tout.

Rien de passionnant mercredi et jeudi à midi.

Jeudi soir : comité directeur au ChateauForm Monceau. Réunion, cocktail puis diner. Nourriture OK, mais banale. Très beau cadre.

20090625 chateauform 01 tarte tomate chevre Indépendance (ChrisoScope)

Vendredi 26 juin : déjeuner à l’Arôme, avec L et C. Excellent, comme d’habitude. Mais à quel prix (255€ à 3)! On est vraiment dans une autre dimension. Ok, nous nous sommes lâchés et fait plaisir, mais il n’y a eu qu’un seul dessert! Sans doute la dernière fois que j’y mange, avant longtemps. En photo : une belle et très bonne royale de foie gras à la rhubarbe.

20090626 arome 02 royale foie gras Indépendance (ChrisoScope)

Samedi 27 juin : Old Jawad, un très bon pakistanais, petit frère du New Jawad.

20090627 old jawad 02 paratha Indépendance (ChrisoScope)

Le soir, anniversaire de C à Sèvres. Très beau jardin. Pique nique buffet barbecue de chez Mavromatis. Leur taboulé ressemble beaucoup au vrai taboulé libanais, sauf qu’il manque de citron et de caractère. Bonnes brochettes. DJ nul. C’est peut être pour ça que la police, les pompiers et un vigile de l’entreprise de sécurité sont passés.

Dimanche 28 juin : crêpes à la Côte Bretonne, à Versailles, avec O et E, en terrasse.

20090628 cote bretonne 01 complete saucisse Indépendance (ChrisoScope)

Lundi 29 juin 2009 : déjeuner avec JC, mon nouveau chef, chez Makoto Aoki (rue Mermoz). Menu entrée plat à 21,5€.

Mardi 30 juin : A/R avec L, à Nice, pour la journée. Pique-nique avec L, M, M et Y sur le parking de l’Athanée. Après les cérémonies et différents hommages, retrouvailles entre cousins/famille chez N. Le vol du retour a un peu de retard, nous patientons dans le lounge. Pas top, mais au moins c’est gratuit, pas comme au Badiane.

20090630 nice lounge 01 Indépendance (ChrisoScope)

Mercredi 1er juillet 2009 : premier jour de l’ère TVA à 5,5% pour les restaurateurs. Quelle vaste fumisterie! Déjeuner au Percier, avec A et O. Leur carte n’est pas neuve, la baisse de prix, ils la laissent aux autres. Ils sont bien placés et leur terrasse, bien qu’un peu bruyante était avant tout une roue de secours parce que la terrasse de l’Abordage était complète. Les frites sont maison mais pas extra. Le club poulet n’est pas mauvais, mais pour 14€ et quelques, c’est trop cher ou pas assez copieux. La tentation de prendre une part de crumble au Zaf me fait économiser 5-7€. Bof, bof!

20090701 percier club sandwich  Indépendance (ChrisoScope)

Jeudi 2 juillet : le Bistrot Napolitain, qui affiche des baisses de prix anecdotiques est, après avoir été placé sous observation à cause des changements de pizzaiolos et de l’inconstance des pizzas depuis quelques mois, dégradé à pas mal (contre bien/très bien auparavant). Les prix qui ne bougent pas, la qualité des pizzas qui est moins certaine, la déco kitsch et le service « efficace » et correct, mais sans plus, font que je suis moins fan de ce restaurant et que je le fréquenterai beaucoup moins souvent qu’avant.

Le soir, Pot Supélec au 1979. Moins de monde qu’il y a un mois. La faute à la chaleur? Tout se passait à peu près bien, jusqu’au moment de partir et de payer. Le serveur (hispanophone) semble s’être emmêlé les pinceaux avec quelques tickets. Il trouve normal que je paie des consommations et des plats qui n’ont pas été réglés, parce que j’avais demandé d’ouvrir un compte pour régler à la fin. Le carpaccio soit disant non payé s’avère, après quelques minutes et l’intervention de Raphaël, le patron, réglé. Mystère pour une pinte de Guinness, que je propose de régler. Raphaël dit que ce n’est pas la peine. J’essaie de voir qui aurait pu partir en oubliant de payer. Je ne vois pas vraiment. Je ne trouve pas. En partant, le serveur/barman latino, mauvais joueur et vraiment pas agréable, déclare que ce n’est pas la peine de parler et de tergiverser pendant 10 minutes pour une histoire de 7€. Il a raison, la prochaine fois, il n’a qu’à mieux faire son métier, comme ça les autres ne perdront pas de temps pour compenser ses imprécisions.

Vendredi 3 juillet : après une matinée qui a commencé à l’aube, déjeuner au Penalty avec P et Y. Tartare ok, mousse au chocolat pas mal. Un peu de rosé. Pas de baisse des prix, là non plus. Au moment de régler, nous en touchons un mot à la patronne. Le jeune serveur derrière le bar n’a pas l’air d’en avoir profité…

Le week end commence avec une petite marche et des pâtes farcies à la maison.

Samedi 4 juillet : déjeuner du club Supélec France Liban au Bois le Vent. Déco délicieusement désuète. Le traiteur, en face, a l’air plus dans le vent. Mezzés inégaux : taboulé un peu raté, alors que le moutabbal et la viande crue n’étaient pas mal du tout. Les mezzés chauds pourraient être un peu plus fins. Dessert au Fumoir.

Préparation d’une mousse au chocolat noir. Le soir, verres au 1979, avec A, D, O J et JF. Pas de trace du malotru de jeudi. À sa place, derrière le bar, un jeune adepte du flair, très gentil. Je poursuis la soirée avec D, sur les quais, où nous retrouvons des amis pour un pique nique derrière Notre Dame…

Dimanche 5 juillet : marché Raspail, rôti de bœuf (Boucherie Claude Bernard), avec des champignons, des tomates au four et des pommes de terre revenues dans la graisse de foie gras. Pas la place pour les fromages de la ferme du Corbier. La mousse au chocolat sera bien entamée. Nous avons vu l’Italie (et n’en sommes pas morts) au Musée d’Orsay. Whatever Works à Odéon. Fin de la mousse au chocolat. La prochaine fois, je la ferai au Valrhona (D a suggéré une bonne adresse au niveau du métro Dupleix).


Je peux très bien vivre avec moins de restaurants. Les restaurateurs peuvent-ils vraiment mieux vivre avec moins de clients?

juil 25

J’aime beaucoup cette musique de pub pour des glaces Unilever, qui me rappelle mes vacances à la plage, il y a plus de 12 ans. Tennis, baignades, bateau, ski nautique, insouciance… Rien à voir avec Paris-Plage(s).


Vendredi dernier, déjeuner à l’ETC (rue la Pérouse, Paris XVI) avec O. Joli cadre contemporain, bon service. Dans l’assiette c’est bon, même si le dessert nous a déçus. Pour ce prix (68€ le menu : entrée, plat et dessert plus deux verres de vin), j’espérais beaucoup mieux! Nous sommes en manque de Passage de Senderens!

Samedi, petit déjeuner rapide. Mariage d’A et M à Versailles. Les mariés étaient superbes! Un verre au Trianon Palace avec O, S et D. Ils méritent le prix spécial du service nul et bidon : trois cartes pour quatre (ils sont en cours de mise à jour, alors que quand la tribu du désert débarquera à 12, il y aura assez de cartes pour tout le monde). Pas moyen de s’installer côté Véranda, réservée aux repas. L’endroit appartient à un groupe américain, c’est un chef écossais qui a donné son nom au resto, c’est un italien qui dirige les cuisines, mais le point faible, c’est le service, qui lui, est français et médiocre. Cocktail et dîner au domaine des Clos Vallées, à Longnes. Sans alcool, la musique de mariages est une plaie, c’est bien dommage.

Dimanche, marché bio de Raspail, quelques légumes grillés/poêlés, fromages. Le soir, diner rapido au Manoir (rue Nollet, 75017).

Lundi déjeuner avec Lali chez Kokohana (Samiin Mermoz en travaux). Le soir, Verre Volé (rue de Lancry) avec Rosemary.

Mardi, je saute le déjeuner, pour mieux me rattraper le soir au BN (en vacances dès ce soir pour un mois!) avec O.

Mercredi, après avoir fait mes photos d’identité pour mon passeport libanais chez un photographe syrien rue de Ponthieu, je déjeuner d’un sandwich cacher (pastrami) emporté du Monteko Café. Une autre fois, j’irai le manger devant l’Ambassade/Consulat d’Israel, plutôt que devant mon écran.
Le soir, dîner rue du Bac avec C (en vol pour le Liban), C et L. Last minute, mais à 19h10, il restait encore de quoi faire à la Ville de Crémone, rue du Bac : poivrons grillés, artichauts italiens à l’huile, tomates séchées, pain-tourte de chez kayser, avec du rostello et des raviolis épinards et basilic. Sauce improvisée, sans crème fraiche : lait, huile d’olive et pesto, avec un fond d’eau des pâtes. Gâteau au chocolat et glace vanille artisanale (pas mal) pour finir.

Jeudi, je jeune à nouveau à midi (tourte Kayser et beurre + lait au petit déjeuner). Le soir, fin d’un gazpacho Alvalle avec quelques croutons et du cidre, au parc Monceau.

Derniers articles publiés : La Cantine du Troquet (75014 Paris), 35° Ouest (75007 Paris), le Fumoir (75001 Paris), Vanini à Lugnao, Luini à Milan.

juil 19

20080719 trianon palace Le bar du Trianon Palace : le problème, cest le service! (ChrisoScope)

Bar du Trianon Palace
1, boulevard de la Reine 78000 Versailles.
Tél. : 01 30 84 55 55.

Après un déjeuner gâché par le service à la ramasse, O, S, D et moi allons prendre un verre au Trianon Palace, entre la messe du mariage d’A&M. Nous arrivons cette fois en voiture et la laissons à un aimable voiturier qui nous donne un ticket en échange.

Le hall d’entrée passé, nous traversons la galerie donnant sur le jardin et les annexes de l’hôtel et une terrasse. Il est autour de 16h. Nous essayons d’avoir une table côté Véranda, en vain : « c’est pour manger uniquement, donc pas avant le dîner ». Le ton est un peu sec. Cette rigidité au niveau de l’organisation est ridicule. À la limite, je veux bien admettre qu’il y a moins de serveurs à ce moment là et que c’est pour assurer un service de qualité…

Nous nous retrouvons donc côté annexes et non pas côté parc. À côté de notre table, un gros américain essaie de commander un frapuccino. Comme on lui répond qu’ils ne font pas ça ici, il demande deux cafés allongés et plein de glaçons, ainsi qu’un grand verre. C’est vraiment très cocasse!

On nous apporte les cartes en nous refaisant le coup du « il n’y en a que trois » (alors que nous sommes quatre), parce que les autres sont en train d’être refaites. Il n’y a pourtant rien d’extraordinaire, ni aucune nouvelle de dernière minute sur la carte que je parcours. En tout cas, une demi heure après, quand une tribu d’une douzaine de touristes du désert où l’on trouve du pétrole débarquera, il y aura, oh magie, autant de cartes que de clients potentiels. Ils sont vraiment redoutables!

Un coca light (7€) pour S, un chocolat chaud (8€) pour O, un mojito (12€) pour D, un Tom Collins (12€) pour moi. Ils arriveront au bout d’une petite dizaine de minutes. RAS sur le coca, servi avec de la glace pas fondue. le chocolat d’O était bon, mais à ce prix, c’est bien la moindre des choses. Les cocktails étaient OK, classiques et buvables, mais un peu tristes, un peu froids, impersonnels, comme s’ils avaient été préparés par un robot.

On nous apportera l’espèce de tarama auquel nous avions eu droit lors du déjeuner catastrophe, avec quelques mini olives et des petits toasts ronds. Mouais… En terrasse comme sur la Véranda, il y a de gros soucis à se faire sur le service. Une fois, à la limite, mais deux, c’est déjà trop.

Seule consolation : l’addition était de 39€, j’ai donné un billet de 50€ et on m’a rendu 21€. En général, je signale les erreurs de ce genre (pas forcément les bouteilles ou les plats pas comptés, juste les fautes basiques de calcul), cette fois, je ne dis rien et je récupère toute la monnaie. S et moi retrouvons D et S dans le hall d’entrée, devant les WC. Là, encore, une fâcheuse erreur que de mettre un WC par sexe : ça bouchonne. Nous découvrons l’existence d’autres toilettes (où il y a, là, plusieurs WC et urinoirs) au sous-sol, à l’autre bout du bâtiment (juste à l’entrée du SPA) : c’est quand même mieux foutu. Rarement vu autant de contradictions au bon sens! Une seule envie : foutre le camp.

Je parcours une dernière fois la galerie. Je me demande à nouveau pourquoi, en France, il y a tellement d’endroits très jolis et autant desservis par des prestations et de services pas terribles… Si quelqu’un a une idée, ça m’intéresse. Je retrouve les autres en voiture, prêts à partir. Je démarre. Heureusement, les voituriers ne viennent pas faire la manche. Enfin un point positif… Adieu!

juin 13

Vendredi 06/06, déjeuner au Coffee Link (burger mozzarella pas mal du tout, bonne viande, frites moins à mon goût), le soir, un verre rapide à la Cave des Abbesses avant d’aller voir « Tais-toi et parle moi« , à la Manufacture (Ok si vous ne payez pas vos places trop cher).

Samedi, on retrouve les fromages de l’Elevage du Corbier sur le marché bio des Batignolles (pas mal de points communs avec le marché bio de Raspail le dimanche, il faudrait voir si les prix sont les mêmes). Shopping boulevard Haussman. Le soir, Marie-Antoinette au Grand Palais (amusant d’organiser ça dans un Palais où elle n’avait pas été de son vivant), exposition intéressante sur un personnage très controversé. Drinks et tapas au 1515 (cette fois : 3 cocktails, 5 tapas), un agréable contraste avec le bling bling/show off de l’Avenue.

Dimanche, expédition à Versailles (Côte bretonne, crêperie avec une déco d’époque, gentils, mais un peu débordés, bonnes crêpes), passage à Chaville (très bon pain d’1kg qui nous fera presque la semaine, congelé par morceaux).

Lundi, Paradis du Fruit entre collègues. Oups, leur préparation avec des pitas+ananas se mange, jus de fruits OK. Cocktails au Fumoir, en terrasse, pour profiter de l’été. Le service pourrait être plus attentif. Je voulais un club sandwich et avais demandé une carte, qui n’est jamais venue. Cocktails au gingembre fort mais bons.

Mardi, terrasse du S, le restaurant de l’hôtel de Sers. À la place de la yourte de cet hiver, une terrasse tranquille, même si le bâtiment n’est pas aussi soigné vu de la cour intérieur que la décoration intérieure de l’hôtel. Un burger pour O, une club sandwich pour moi. Ce sont les mêmes plats que la dernière fois, avec Laurent, sauf que cette fois, il n’y avait pas d’entrées. Du coup, le club est un peu léger. Pour compenser, nous partagerons une tarte fine aux pommes (12€, tout de même).

Mercredi, déjeuner au BN avec O (Isabella et Primavera), le soir, Itinéraires (pas fan de la salle, déco déjà vue, bruyante, par contre dans l’assiette c’est tout bon), avec O et Monica (merci pour l’invitation).

Jeudi soir, « Prenez soin de vous » à la BNF Richelieu (très bel endroit, expo originale, mais un peu mal foutue : dur de lire les textes à plusieurs), puis Contes d’Hoffman au Sénat (froid, mais pas de pluie, quelques problèmes techniques avec les micro, mais très belle réalisation by Julie Depardieu).

Vendredi midi, Relais de l’Entrecôte, rue Marbeuf, avec O. Elle est d’accord avec moi sur le fait que la viande n’est pas de l’entrecôte. Frites et viandes toujours aussi bien, un peu de lenteur pour être servis en terrasse. La formule est maintenant à 24,5€ (23€ en juillet 2007), la salade n’est plus aussi bien. J’avais très faim, ça m’a calé, mais pas complètement rassasié.


juin 08

À la côte bretonne, crêperie
12, Rue Deux Portes, 78000 Versailles.
Tél. : 01 39 51 18 24.

La Côte bretonne, c’est une crêperie à Versailles qu’Oanèse fréquente depuis longtemps. Sur l’Internaute, comme sur CityVox, même si les avis reconnaissent que les galettes sont bonnes, les avis oscillent entre fans et moins fans. Le service et l’accueil font souvent l’objet de reproches.

En ce dimanche de juin, nous décidons de traverser le périphérique pour respirer un peu l’air de la province banlieue. Pas envie de quelque chose de compliqué, ni de très innovant, notre choix se porte donc sur cette crêperie dont j’ai entendu parler plusieurs fois. Le temps oscille entre soleil, nuage et petites averses, ayant réservé à l’intérieur, nous sommes à l’abri des caprices de la météo.

Autant les tables à l’extérieur peuvent être agréables dans cette rue piétonne, autant l’intérieur de la crêperie n’a pas de charme particulier. On dirait que ça n’a pas changé depuis de nombreuses années, du bois, quelques éléments de décoration, rien de fracassant. C’est presque plein, les clients semblent être des touristes et des locaux.
20080608 cote bretonne table La Côte Bretonne (Versailles) (ChrisoScope)

Le service sera un peu inégal, tantôt assez rapide, tantôt (trop) lent et à la traine… La carte propose un très grand choix de galettes et de crêpes, il y en a pour tous les goûts. Nous ferons dans le classique. Saucisse, fromage, champignons (Côte Bretonne), d’un côté, jambon, fromage, œuf, champignons (Guigampaise) de l’autre. Les galettes sont autour de 6-8€ en moyenne. Avec une carafe d’eau et un cidre (autour de 8-10€).

20080608 cote bretonne cote bretonne La Côte Bretonne (Versailles) (ChrisoScope) 20080608 cote bretonne guigampaise La Côte Bretonne (Versailles) (ChrisoScope)

Il fait faim, nous commanderons donc une seconde tournée de galettes. Toujours bonnes (avec un léger bémol sur les champignons), mais pas exactement conformes à la commande (jambon au lieu de double jambon) et arrivées après une attente bien longue…

Heureusement, j’avais anticipé le dessert en commandant une crêpe laita (caramélisée, pommes, calvados, crème, ~7€), qui arrivera assez rapidement.

20080608 cote bretonne laita La Côte Bretonne (Versailles) (ChrisoScope)

À l’arrivée, comme c’est dimanche, que nous ne sommes pas pressés, et que c’était plutôt bon, on ne regrette pas d’être venu, malgré la déco de la salle sans jour et le service souvent à la ramasse.

mai 30

Vendredi, déjeuner en terrasse du Marriott, derrière les Champs, avec Laurent, dîner au Petit Marguery avec Oanèse, Marionna, Ramon, Françoise et Pierre-Yves.

Samedi, déception à la Véranda du Trianon Palace, avec Oanèse et Monica. Accueil OK, dans l’assiette, c’est plutôt bon, cadre extra, par contre, ambiance et service très mauvais! Le soir, drinks au Normandy avec O, puis à l’ECC et Toc Toc avec Hugues et Amaury, des tartines au Bistrot Victoires (6 rue la Vrillière, 75001).

Dimanche : nous avons fait le marché Raspail (tomate ancienne, rôti de bœuf, champignons, purée, très bons fromages de chèvre de l’élevage du Corbier (Philippe Grégoire, à Narcy, 58400), cerises, avec une bouteille de Jouvencelles, et une pause à la vodka ananas).

Lundi, Bistrot Napolitain, Maradonna et Calzone à midi. Le soir, Apollo (Denfert Rochereau) avec O, Stéphanie et Stéphane.

Mardi : déjeuner avec Arnaud et Yann à l’Elysées Saint Honoré (une chicken césar à 18€, pas mal et copieuse et des fraises à 8€, sans vraiment de goût). Le soir, visite guidée de l’exposition sur les Soldats de l’Eternité + cocktail d’influence asiatique (pas mal, mais quelques compositions étranges, by Parfums et Saveurs) au cœur de l’expo Man Ray à la Pincothèque de Paris (merci Air France KLM).

Mercredi, essai de Miyou (on ne m’y reprendra pas). Le soir, très bon pain au levain de Gosselin, pour finir chorizo et chèvres. Un verre sur la terrasse du Montalembert.

Jeudi, déjeuner avec Laurent W au Meiji (merci à Laurent V pour l’idée), sushis et tempuras, Kirin pression. Dessert éclair et tartelette chocolats de la Maison du Chocolat, rue François 1er.
Le soir, dîner au Passage de Senderens, menu du jour (amuse bouche thon cru, tagliatelles de seiche et champignons, agneau confit et aubergines, pêche, fraises et crème verveine pour finir), avec Anne et Michael.

Articles récemment publiés : Wanna Juice (smoothies rue Montorgueil 75001 Paris), le Tir aux Pigeons (Bois de Boulogne), la contre terrasse du Flora Danica’s Butik.

mai 24

20080524 veranda Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Gordon Ramsay au Trianon Palace / La Veranda
1 Boulevard de la Reine, 78000 Versailles.
Tél. : 01 30 84 55 55. Site Web.

La Veranda, la brasserie du Trianon Palace, by Gordon Ramsay (biographie par JC Ribaut, du Monde), a ouvert fin janvier 2008. Le communiqué de presse doit à peu près ressembler à ça. C’est Jérôme Legras, passé par des Four Seasons, qui est en charge des cuisines de la Veranda, sous le contrôle de Simone Zanoni, chef du restaurant gastronomique.

Déjà pas mal d’avis sur l’Internaute, avec un consensus plus que moyen. Pour Pudlo, c’est un « évènement ». François Simon, a descendu le gastro parce que ce n’est pas Gordon Ramsay en cuisine, parce que la salle n’est pas à son goût, parce que c’était mieux avant… Il a juste oublié que le chef italien, Simone Zanoni, dirigeait les cuisines du trois étoiles à Londres. FS trouve la Véranda plaisante (en vidéo), Aude y a eu droit à un traitement de reine. Je ne suis pas le seul à me poser des questions sur l’objectivité de certains critiques établis. Le Timesonline résume d’ailleurs leurs avis.

Ptipois y est allée un dimanche au déjeuner, avec Julot les Pinceaux et John Talbott, et n’en dit que du bien. Leur T-bone de veau semble exceptionnel. Caroline Mignot y est allée un samedi soir début juin, a trouvé ça plutôt bon, un peu cher et n’est pas fan du service.

Pour ma part, c’est en compagnie d’Oanèse et de Monica, un samedi midi gris et pluvieux, que j’ai pris le train de Saint Lazare pour découvrir la Véranda.

Après une bonne douzaine de minutes de marche, nous franchissons le portail du Trianon Palace, tout nouveau, tout beau et prenons à gauche. Nous passons l’entrée, la réception est à gauche, un grand et haut couloir, avec des fenêtres donnant sur une terrasse à droite alors qu’à gauche ce sont des tables basses et fauteuils (coin bar). L’entrée des deux restaurants est à gauche. La première salle est celle du gastro, certes, un peu sombre, nous la traversons rapidement, devancé par un jeune serveur qui nous conduit, à travers la grande salle donnant sur la Véranda, à notre table.

Le temps est variable, il y a quelques tables dehors, sous de grands parasols (parapluies?) clairs, notre table est à l’intérieur, à l’opposé de l’entrée et des cuisines. Cela permet à Monica et Oanèse d’avoir une vue sur l’ensemble de la salle, alors que moi, en inclinant un peu la tête à droit, je vois un peu de jardin. Loin d’être la meilleure table, mais ce n’est pas si mal. Déco très moderne et pas vraiment sobre, mais ça passe. Serviettes en coton blanc, mais pas de nappe, grandes tables en bois sombre. Jolis verres de marque en cristal, Spiegelau. Hélas, mon verre à vin n’est pas net : sans doute une marque de rouge à lèvres waterproof super résistant qui n’a pas été enlevé au lavage et qui n’a pas été détecté lorsque la table a été mise.

20080524 veranda spigelau Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Je demande gentiment à notre serveuse de me le remplacer. Elle me demande de façon un peu abrupte « quel est le problème? », je lui montre la trace, pourtant assez flagrante et elle prend le verre pour le remplacer rapidement. Pff, relax! Nous demandant ce que nous souhaitons boire, nous demandons une carafe d’eau et la carte des vins. La carafe d’eau mettra beaucoup de temps à arriver, ce sera une petite carafe, ce qui nous forcera à demander plusieurs fois son renouvellement. Par la suite, elle arrivera souvent trop pleine (tellement pleine qu’on ne peut pas se servir sans en renverser). C’est très dommage, c’est presque mesquin. Pendant que nous avons les cartes, quelques petites choses pour se mettre en appétit : de bonnes petites olives noires et une espèce de mélange non identifié, avec un vague goût de tarama…

20080524 veranda apero Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

La carte fait très brasserie du monde, c’est assez varié. Les entrées vont de 16 à 24€ (caviar osciètre Petrossian à 160€ les 30g et 250€ les 50g), les plats, de 24 à 35€ (la côte de veau a disparu!), les desserts (sur une autre carte, très rare) à 10€ (fromages à 12€). Les légumes en supplément rappellent que l’on est dans une chaîne américaine, pour une clientèle américaine. Cela traine un peu, mais ce n’est pas désagréable au début, c’est le week end, l’endroit est agréable. En plus de la serveuse, un maitre d’hôtel s’occupe de nous pour la commande. Il fait les choses bien, puisqu’il note qui a pris quel plat. Hum, ça s’annonce bien. La commande prise, il part la transmettre et nous laisse avec la carte des vins.

La clientèle est loin de remplir toutes les tables, mélange d’étrangers et de Versaillais. Ce n’est ni très jeune, ni très funky.

La carte des vins est loin d’être donnée, je reconnais un vin bu chez moi il y a peu avec un coefficient supérieur à 3,5. Il revient au bout de quelques minutes avec la carafe d’eau riquiqui. Nous prendrons une bouteille de côtes du Rhône (villages, mais ce n’était pas signalé sur la carte!) à 43€ (château Gigognan, Bois des Moines, 2005). Quelques minutes après avoir commandé le vin, la serveuse revient avec du pain chaud et du beurre (doux, de chez Bordier) et nous demande, à nouveau sur un ton pas très doux, si nous avons commandé à boire. Nous l’informons de la commande prise par son collègue. Ils ne se parlent donc pas? Surprenant, vraiment!

20080524 veranda table Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope) 20080524 veranda pain beurre bordier doux Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Le pain n’est pas mal du tout, surtout parce qu’il est encore tout frais. Mangeurs de pain que nous sommes, nous n’aurons pas beaucoup de chance là non plus : une fois le pain terminé, et après en avoir demandé, nous attendrons encore un moment avant d’en avoir à nouveau, chaud, mais un peu en retard. Là encore, un couac.

20080524 veranda cotes rhones chateau gigognan Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Les plats arriveront juste avant la bouteille de vin (heureusement agréable). Calamar farci + tentacules frits et un peu cachés sous une bonne salade verte (19€) pour Monica. C’est bon!

20080524 veranda calamars Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Tagliatelles à la sauce tomate légèrement relevée et homard bleu (25€) pour Oanèse. J’ai bien aimé, les pâtes sont extra, même si c’est vrai que le homard mérite d’être mieux mis en valeur (trop cuit?).

20080524 veranda tagliatelles homard Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Risotto à la chicorée de Trévise et parmesan à l’huile de chorizo (19€). Petite déception, nous n’avons pas au spectacle vu sur le blog d’Aude. Ce n’est pas bien grave, parce que c’est un délice. L’huile/jus de chorizo, quelle belle idée! Cuisson nette et franche, bien lié, onctueux. Mais oui, le chef est italien.

20080524 veranda risotto Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Good, les entrées sont bien réussies, à part quelques ratés de service et des détails, tout va bien. On continue avec le cou d’agneau de Lozère braisé, accompagné d’une purée de pommes de terre légèrement relevée à l’estragon, deux petites carottes simplement cuites et des mini rondelles d’oignons frites (24€) pour Monica. La viande fondante, ce n’est pas mal, mais c’est la purée que j’ai particulièrement appréciée.

20080524 veranda cou agneau Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Pluma d’iberico (26€), avec une purée de cèleri, des champignons de Paris et quelques lamelles de pancetta, pour Oanèse et pour moi. J’ignore si c’est propre à ce morceau (triangulaire et aplati, au bout du filet), mais c’était assez disparate, avec une succession de bouchées un peu sèches et ferme avec des parties plus tendres et plus savoureuses. Accompagnements OK.

20080524 veranda pluma iberico Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Clin d’œil : le moulin à poivre de la marque Romsey.

20080524 veranda moulin Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Oui, je parle du moulin à poivre, il faut dire qu’entre le moment où nous avons fini nos plats et la desserte, il s’est écoulé un peu de temps. Rien de méchant, là encore, juste ce qu’il faut pour profiter de l’endroit. La table débarrassée, nous demandons la carte des desserts. Il eu fallu préciser trois cartes, parce que nous n’en aurons que deux pour trois. Encore un détail, qui ne fâcherait pas dans une adresse de quartier à moins de 6-7€ le dessert. Dans ce contexte, ça fait un peu de peine pour eux. Il faut dire que s’ils font pareil avec toutes les cartes, ce n’est pas étonnant.

Hésitant, n’arrivant pas à opter pour un dessert, nous prenons notre temps. Dix minutes passent. Je ne trouve toujours pas mon bonheur. Je suggère alors de laisser tomber le dessert ici, puisque j’ai l’impression qu’en face non plus, elles ne sont pas très emballées. On verra bien quand quelqu’un viendra s’occuper de nous. Dos à la salle, je ne peux pas faire grand chose. La table à ma droite (des Versaillaises de 30 à 60 ans, un peu berk) arrivée bien après nous, a l’air d’être servie correctement. Mais aucun serveur ne pense que l’on aurait envie de quelque chose…

Après 20 grosses minutes, je me lève pour aller faire un tour aux toilettes (directement à gauche en entrant dans le bâtiment, avant la réception). La déco est originale, mais je ne suis pas fan. Les deux filles trouvaient que ça faisait un peu salon de beauté, notamment à cause des fauteuils. Chez les hommes, il n’y a qu’un grand WC aménagé pour les handicapés. Pourquoi pas, c’est très bien, mais pourquoi ne pas avoir installé un urinoir, ça éviterait d’avoir encore à attendre pour se soulager. Cela pourrait aller s’il y avait du savon à proximité directe du lavabo dans les WC. Encore un oubli, c’est dommage. Heureusement, il y a un vrai lavabo avec un grand miroir, du savon liquide (pas forcément pratique pour les handicapés) et des serviettes épaisses… en papier. Peut-être que je me fais une trop haute idée des hôtels Westin, mais avec la déco « esthéticienne », je trouve que ça fait cheap.

À mon retour à table, j’apprends que la serveuse est enfin passée, elle a essuyé un premier refus mais revient à la charge en me demandant à moi, si je souhaite un dessert. Je lui dit que ce n’est plus la peine et demande l’addition. Un peu dépitée, elle s’excuse et repart. Quelques instants après, elle nous apporte quelques macarons (chocolat+coco?) froids, un peu trop selon moi. Je ne sais pas si c’est volontaire ou s’il sortait juste du froid… Même ça, ce n’est pas top. L’addition arrive, je vérifie et paf, à nouveau une erreur : des apéritifs que nous n’avons jamais commandés, ni jamais eues, ni jamais bus. Faisant signe à la serveuse, elle constate que « décidément, nous n’avons pas eu de chance ».
20080524 veranda macarons Veranda du Trianon Palace : déception (ChrisoScope)

Sans doute… C’est quand même très dommage… Un peu plus de 60€/personne, près d’une heure et demie de transport, pour de très bonnes entrées, des plats pas mal, du vin bon mais surtaxé et une impression de gâchis. Je n’attendais pas beaucoup, mais quand même. Le cadre a beau être très agréable, je reste sur un goût amer, à cause du service. Selon Oanèse, qui était mieux placée que moi, il y avait de nettes tensions entre notre serveuse et son collègue, qui avaient l’air de ne pas s’adresser la parole. il y avait aussi une table de pseudo vip sur laquelle semble s’être concentré Dimitri (le maitre d’hôtel, qui serait en fait chef de salle). Ils font ce qu’ils veulent, mais ça ne doit pas rejaillir sur la qualité de leur service. C’est assez rare, nous n’avons rien laissé comme pourboire.

Gordon Ramsay veut rester au Trianon Palace pour au moins dix ans, espérons qu’avec le temps le service s’améliore franchement et qu’il devienne à la hauteur du reste, pour tous les clients. D’autres ont eu plus de chance que nous, donc si vous êtes dans le coin, pourquoi pas, mais ce n’est pas la peine de venir de très loin exprès, le risque d’être déçu ne vaut pas la peine d’être pris.